Sur-Les-Etoiles

Sur-Les-Etoiles
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Ils croyaient avoir trouvé la paix.
Ils croyaient être enfin tranquilles.
Ils croyaient pouvoir vieillir sagement.
C'était sans compter sur le Destin
qui va tout bouleverser...


Sur-Les-Etoiles...

Suite de... Sur-Le-Pont

Ju'


Tout commentaire constructif est accepté ^^' =)
Toute pub sans un minimum d'intérêt ne sera pas honorée.
# Posté le mercredi 14 février 2007 14:08
Modifié le dimanche 27 janvier 2008 07:42

[ 1 ] T u . T e . R a p p e l l e s . D e . L ' a d r e s s e ?

[ 1 ] T u . T e . R a p p e l l e s . D e . L ' a d r e s s e ?
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Septembre 2011

Le téléphone sonna et Julia se leva sans se presser pour répondre. Elle n'était pas du genre à sauter sur l'appareil à la moindre sonnerie, mais plutôt du genre à y répondre à contre c½ur, surtout à une heure aussi tardive. Elle décrocha enfin après avoir parcouru la pièce d'un pas lent.

« Allo ? »

Elle au
rait reconnu cette voix entre mille, cette même voix qu'elle n'avait pas entendu depuis de nombreuses années déjà, et elle se figea. Le même timbre, la même expression enjouée, le même accent du midi... Cette voix qu'elle n'avait pas oubliée, et qu'elle n'oublierait probablement jamais. Celle d'un être cher qu'elle n'avait pas revu depuis longtemps.


«
Julia ? T'es là ? fit-il au bout du fil.
- Oui... Oui, j'suis
là ! Je suis juste étonnée de t'entendre. Ça fait si longtemps...
- Oui tellement longtemps que je...
- Ca fa
it 1o ans, ajouta-t-elle d'une voix presque sèche.
- Tu m'en veux
? Je te demande pardon, je pense à toi souvent.
- Pourquoi tu n'as
pas appelé plus tôt alors ? demanda-t-elle d'une voix entrecoupée par des hoquets. »

El
le n'avait pas pu résister sous le poids de l'émotion. Tout ce temps écoulé depuis leur dernière rencontre avait été vraiment trop long... Beaucoup trop long. Mais elle ne put s'empêcher de sourire en entendant sa voix si rassurante. La voix de Valentino, son cousin, son meilleur copain, un frère, qu'elle n'avait jamais eu. Elle baissa la tête et essuya les quelques larmes qui avaient coulées sur ses joues. Elle s'éclaircit la voix et tenta de poursuivre cette conversation téléphonique inutile.

« J'
pouvais pas... En plus, j'ai appris que Marine s'était mariée...
-
C'est une excuse pour ne plus donner de nouvelles à sa cousine peut être ?
- J'suis imp
ardonnable d'accord mais j'étais amoureux !
- Au lieu de t'enfuir
comme un voleur, t'aurais pu venir me parler... Est-ce qu'une fille compte plus que moi pour toi ?
- C'était
ta meilleure amie !
-
C'est toujours ma meilleure amie...
-
Ju, j'te promets que j'vais passer te voir, ajouta-t-il d'un ton qui se voulait rassurant.
- Tu
vas vraiment venir ou tu promets seulement ?
- ...
-
Tino ?
- J's
uis à Paris. J'passe te voir à ton appartement ?
- Tu te souviens
toujours de l'adresse ?
- Bien sur... Je pa
sserai. J't'embrasse. »


Et comme toujours,
il y avait une impression d'inachevé. Comme s'il venait de lui raccrocher au nez. Cette fois au moins il aurait pu faire l'effort de tenir une vraie conversation, ça faisait longtemps tout de même qu'ils ne s'étaient pas parlés. La conversation avait été courte et le ton sec. Les paroles avaient été dénuées de sens et en décalage avec la situation. L'heure aurait plutôt due être aux trémolos dans la voix et aux longs pleurs par téléphones interposés mais la rancune et l'éloignement avaient parlés à la place du c½ur et de l'émotion.


Julia s'assit sur le tabouret près du téléphone et sentit une main se poser sur son épaule et la presser. Elle leva la tête vers Olivier qui la regardait tendrement. Il ne put s'empêcher de lui demander qui était la personne au bout du fil, question à laquelle elle ne put s'empêcher de répondre « personne, une erreur ». Elle prétexta ensuite une soudaine envie d'aller se coucher. Olivier ne posa plus de questions, elle l'embrassa du bout des lèvres et il la laissa filer dans leur chambre en s'asseyant sur le canapé.


En même temps,
Tino s'avachissait sur le siège conducteur de sa voiture. En réalité, il était en bas de chez elle mais n'avait pas osé monter. N'avait pas osé lui dire combien elle lui avait manqué pendant toutes ses années. N'avait pas osé la retrouver... Elle aurait peut être changée. Elle aurait sûrement changé de coupe de cheveux, elle aurait les traits un peu plus mûrs, et toujours ce sourire triste collé sur les lèvres. En attendant le lendemain, il alla se garer autre part et dormit dans sa Peugeot 206 dans le parking du Monoprix.



Quelques petits changements...
J'espère que ça vous plait.
N'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez !
# Posté le jeudi 15 février 2007 13:22
Modifié le samedi 12 janvier 2008 09:20

[ 2 ] J e . S u i s . M a l . G a r é e . . .

[ 2 ] J e . S u i s . M a l . G a r é e . . .
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Marine gara sa voiture en pleine rue et des passants râlèrent parce qu'elle bouchait le passage. Elle sourit aux râleurs et se précipita dans l'entrée de l'immeuble. « De toute façon, personne ne passe dans cette rue en voiture » songea-t-elle. Elle grimpa les marches des escaliers quatre à quatre et se faufila jusqu'à une porte d'entrée. Elle frappa trois coups secs et attendit qu'elle s'ouvre. Elle entendit des bruits venant de l'intérieur et le cliquetis d'une clé dans la serrure. Son regard s'abaissa au niveau du sol et vit un petit garçon souriant lui ouvrir la porte, elle remonta les yeux et regarda la jeune femme qui se tenait derrière lui, tout sourire. Le petit garçon se jeta dans les bras de sa mère, qui l'embrassa.


« Tu m'as man
qué Maman...
-
Toi aussi mon Léo, tu m'as manqué. Tu as été sage aujourd'hui ?
- Oui
très sage... Demande à Tata ! répondit-il en regardant sa tante toujours postée derrière lui.
- Oui, tu as é
té très sage mon c½ur. C'est un vrai ange ton fils, dit-elle ensuite à l'adresse de Marine. »


La jeune m
édecin lui sourit et entra dans l'appartement de Julia en désordre. Léo, le fils de Marine était une vraie tornade. Avec lui, n'importe quel endroit propre et rangé finissait indubitablement en désordre. Quelques jouets traînaient ça et là dans la pièce, ainsi que quelques livres d'images et de coloriage, mais jamais, o n'aurait laissé traîner son doudou préféré en forme de Polochon, ce petit poisson de dessin animé, ayant appartenu à Marine. Elle le lui avait donné dès sa naissance et depuis cinq ans, il ne le quittait plus. Marine regarda Julia et sourit.


« Merci de m
'avoir gardé Léo aujourd'hui encore...
-
Mais ton fils est un ange... malgré le désordre qu'il me met régulièrement ici ! Et puis je sais qu'il y a beaucoup de travail à l'hôpital en ce moment. D'ailleurs Suarez m'a appelé en catastrophe tôt ce matin, pour une urgence... Il ne trouvait pas de psychologue de garde. Mais avant qu'il ait pu finir de dire quoi que ce soit, Olivier m'a arraché le téléphone des mains et lui a raccroché au nez !
- Il n
'a toujours pas le réveil facile on dirait ! dit-elle en souriant et en imaginant son frère brandir ce téléphone et pester contre Suarez.
- Je crois q
ue ça ne changera jamais. En tous cas, tu n'hésites pas à m'emmener Léo tant que tu veux d'accord ? Si ce n'est pas moi qui suis à la maison, Olivier pourra aussi veiller sur lui.
- Oui, merc
i. Mais, il m'a dit qu'il avait trouvé un travail.
- Il est assi
stant metteur en scène sur un plateau oui... Il rentre tard en ce moment mais ne t'inquiète pas pour lui.
- Ce
n'est pas pour lui que je m'inquiète, c'est pour toi !
- Et pour
quoi madame ? demanda Julia incrédule.
- J
'veux pas que tu te retrouves seule... Je sais comment peut être mon frère.
- Je te ra
ssure, tu n'as aucun souci à te faire pour nous, dit-elle en lui adressant un clin d'oeil complice.
- D'ac
cord, je m'incline ! je souhaite que tu aies raison...
- Ma
man... Papa nous attend à la maison ? demanda alors la petite voix de Léo.
- Oui, d'ailleur
s il doit commencer à s'impatienter de nous voir rentrer. Je suis désolée Julia, mais je vais devoir m'en aller, Christopher doit déjà être rentré.
-
A demain... Au boulot ! lui dit-elle d'un regard faussement affligé. »


Marine aida Léo a enfiler son manteau et à ramasser tous ses jouets qui gisaient par terre. Elle embrassa ensuite son amie, puis Léo déposa un gros baiser sur la joue de sa tante. Ils ouvrirent la porte et sortirent de l'appartement. Julia qui était restée sans rien dire depuis un moment, se rendit compte qu'il fallait que son amie sache... Mais Marine avait déjà claqué la porte. Alors Julia se précipita hors de la pièce et appela son amie qui descendait les escaliers.


« Qu'est
ce qu'il se passe ? demanda-t-elle.
-
Tino m'a téléphoné... Il est en ville. J'ai pensé... Enfin j'ai pensé que tu aurais aimé le savoir. »


Marine la regarda interdite et secouée par cette nouvelle. Elle adressa un sourire mi-nerveux, mi-glacé à Julia qui se mordit la lèvre de le lui avoir dit. Elle savait bien qu'elle aurait du se retenir de le lui dire.


«
Merci de m'avoir prévenue. Je... Je suis très mal garée. A demain !
- A... demain.
.. »

Julia entra dans son appartement et ferma la porte doucement. Apparemment, son cousin faisait toujours autant d'effet à Marine
# Posté le jeudi 15 février 2007 13:22
Modifié le mardi 18 décembre 2007 15:42

[ 3 ] D é c h i r u r e

[ 3 ] D é c h i r u r e
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Marine attacha Léo à l'arrière et démarra. Des voisins pestèrent à cause du bruit mais elle s'en moquait. Sa journée avait été difficile et elle avait d'autres chats à fouetter. La nuit était jà presque tombée et la circulation dans Paris à cette heure-ci était abondante. Prise dans un bouchon elle soupira en calant sa tête sur sa main posée sur la vitre de la voiture. Elle ne faisait plus attention ni aux bruits de la ville, ni aux bruits de la circulation. Elle venait de s'enfermer à double tour dans sa bulle impénétrable, celle où elle se torturait l'esprit sans relâche. Léo s'impatientait à l'arrière et racontait sa journée à sa mère, mais elle ne l'écoutait que d'une oreille.

El
le se gara, mal, comme à son habitude et détacha Léo qui boudait un peu à l'arrière. Il s'était bien aperçu que sa mère ne lui avait pas accordé grande attention durant ce trajet en voiture. Elle le prit par la main, et il la suivit sans rien dire. Lorsqu'ils entrèrent dans l'appartement ils furent accueillis par un Christopher souriant et fier de leur annoncer qu'il avait fait la cuisine.
o sauta dans les bras de sonre visiblement très content de le voir. Le petit garçon s'empressa de raconter sa journée avec Julia à son père, et il parut ravi d'avoir une oreille attentive pour l'écouter. Marine s'était dirigée dans sa chambre à coucher et s'était assise en silence sur son lit. Elle sorti innocemment un journal de son tiroir et se mit à le feuilleter. Elle relu ce qu'elle avait écrit en souriant, et fronçant les sourcils. Ses écrits dataient de 2002, soit dix années auparavant. Elle venait tout juste de se séparer de Tino et une photo d'eux deux déchirée au centre tomba du journal. Ce cliché et les mots qui couraient sur le papier lui rappelèrent de bien mauvais souvenirs. Elle avait vécu un moment chez Julia après la séparation... Puis elle avait rencontré Christopher et ... Sa vie avait pris un nouveau tournant. Désormais elle était sûre du lendemain et n'avait plus peur d'être aimée. Elle secoua vivement la tête en replaçant la photo dans le journal et s'étendit sur le lit en le serrant contre son c½ur. Elle émit un soupir au moment où Christopher entrait dans la pièce et s'approcha d'elle doucement. Il s'accroupit près d'elle, lui sourit en lui prenant la main. Elle tourna la tête vers lui tandis qu'il lui arrangeait sa frange tombant sur ses yeux.


« Ca va ? T'as l'air fatiguée...
-
Oui, oui ça va... C'est juste que j'ai eu une grosse journée.
-
Viens, j'ai préparé à manger, ça va te redonner un peu de forces.
-
J'arrive, commencez sans moi. »


Christopher hocha la tête et se leva sans rien dire. Il appela son fils et commença à manger avec lui, tandis qu'il lui racontait ses aventures de la journée. Marineapparut un peu plus tard et se mit à table silencieusement. Elle mangea sans appétit, ce que son mari remarqua. A contre c½ur, il alla coucher son fils et lorsqu'il revint dans la salle à manger il trouva Marine endormie sur le canapé. Il releva une couverture sur elle et se mit au lit soucieux.
# Posté le dimanche 04 mars 2007 11:39
Modifié le lundi 24 décembre 2007 06:19

[ 4 ] E l l e . e s t . m a r i é e . e t . a . u n . p e t i t . g a r ç o n . a d o r a b l e

[ 4 ] E l l e . e s t . m a r i é e . e t . a . u n . p e t i t . g a r ç o n . a d o r a b l e
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Tino s'éveilla dans sa 206 Peugeot orange et striée de quelques rayures. Il soupira en s'étirant. Il regarda aux alentours et se rendit compte à regret qu'il s'était encore endormit sur le parking de Monoprix. Il passa la main dans ses cheveux pour essayer de les discipliner un peu en se regardant dans le rétroviseur. Il était tôt. Beaucoup trop tôt. Il soupira encore et sorti de la voiture pour se dégourdir les jambes. Il en fit le tour et s'assit sur le capot. En passant ses mains sur son visage anguleux et en touchant sa barbe, il constata qu'il avait grand besoin de se raser. Il écarta les bras en l'air comme pour dire bonjour au soleil qui commençait à se lever, et s'allongea contre le capot orange de sa voiture.
Il é
carquilla les yeux en se remémorant les éléments de la veille. Il avait un peu traîné toute la journée dans la capitale parisienne grouillant de monde... lui qui détestait ça, un vrai supplice. La foule lui donnait depuis toujours le tournis. Il avait été obligé de se promener les mains dans les poches, raide, devant s'écarter à chaque fois qu'il marchait sur un trottoir bondé de monde. Il ne le supportait plus. C'était en partie pour ça qu'il s'était enfui il y a dix ans. N'y tenant plus, et après avoir mangé un croissant bien trop gras pour être honnête, il avait remonté la rue, et avait sonné à la porte de sa cousine.


Julia lui ouvrit et un sourire mitigé s'afficha sur son visage. Elle paraissait ne pas savoir quoi faire. Elle était partagée entre l'envie de lui sauter au cou et l'envie de lui crier sa ranc½ur accumulée depuis toutes ses années. Elle baissa la tête. Tino remarqua que des petites tâches rouges se formaient au niveau de son cou et trahissaient son stress. Il sourit en se remémorant tous ses tics et ses manies, qu'il n'avait pas oubliés. Ses cheveux avaient foncés, et encadraient parfaitement son visage rond. Elle redressa la tête en replaçant une mèche de cheveux. Il lui sourit et murmura un faible « Bonjour » atténué par l'émotion. Julia s'approcha doucement de lui, passa une main sur la joue de son cousin pour essayer de reconstituer ce visage qui lui avait tant manqué. D'un coup il retira sa main et se colla violemment contre elle. Elle lui avait tant manqué. Elle lui avait trop manqué. Il glissa la tête sans son cou, sentit quelques larmes couler sur ses joues, et des sanglots parcourir sa cousine. Il se serra un peu plus contre elle et ils restèrent enlacés sur le pas de la porte pendant plusieurs instants.



Une
fois qu'ils eurent consenti à se séparer, ils entrèrent dans l'appartement. Julia alla à la cuisine préparer du café noir. Tino l'accompagna et ils s'assirent à la petite table. Un silence pesant s'installait petit à petit entre eux. Finalement il prit la parole en soulevant sa tasse.


« Tu
t'es souvenue que je n'aime que le café noir ?
- Et je m'e
n serais souvenue pendant encore longtemps...
-
T'as changée, dit-il en souriant.
- Toi
aussi. On dirait que tu as enfin trouvé quoi faire de ta vie.
- A t
rente-six ans seulement, oui. J'ai réalisé que je ne pouvais plus vivre loin de ma famille en permanence.
- Pourtant
je croyais que ton métier te passionnait.
- Il me p
assionne toujours. Cela dit, j'ai pris conscience que la vie était courte et qu'il fallait profiter de chaque instant avec ceux qu'on aime.
- Mêm
e si ceux là sont déjà engagés ? répliqua Julia voulant le faire réagir.
- Tu parles de Marine ?
- Oui, el
le est mariée et elle a un petit garçon adorable...
-
Tu es toujours aussi proche d'elle alors.
- El
le fait réellement partie de ma famille maintenant, ajouta-t-elle en espérant que Tino comprenne le sous-entendu.
- Tu t'
es remariée ? Avec Olivier ? demanda-t-il curieux.
-
On n'a jamais parlé concrètement de mariage, mais je crois que ni l'un ni l'autre n'y attachons une grande importance.
- T'as
peur ?
-
De quoi ?
- Que ç
a foire.
- Un aut
re mariage ? Mais c'est totalement différent ! Notre mariage n'a pas échoué... François est mort dans un accident de voiture.
- J'm'en
veux de ne pas avoir été là quand c'est arrivé tu sais...
- Ça s
uffit ! J'estime que j'ai versé assez de larmes. Mais j'veux qu'il reste à tout jamais dans mon c½ur. C'est le principal pour moi. Je ne veux plus avoir à en parler comme ça tu comprends ? J'en ai marre qu'on fasse une tête dépitée lorsqu'on me parle de lui. J'veux plus qu'on ait des « désolés » plein la bouche alors qu'on la à peine connu... C'est pas parce que j'ai séché mes larmes que j'pense plus à lui. »


D'un c
oup, Julia se tût, consciente qu'elle s'emportait contre quelqu'un qui l'avait toujours soutenue et aimée. Tino se rapprocha d'elle et la prit tout doucement dans ses bras, comme lorsqu'il la consolait de tous ses maux pendant leur adolescence. Elle lui murmura :

« T
'sais quoi ? J'avais préparé toute une longue tirade sur les valeurs, sur la famille... 'Fin tous les trucs que t'as pas trop respectés ces dix dernières années. Mais quand j't'ai vu, les mots n'ont pas voulus sortir de ma bouche »

Elle avait dit ça, d'une façon si désinvolte que Tino ne put s'empêcher de rire.

Elle entendit
une clé dans la serrure et se redressa. Olivier entra dans la cuisine et parut très surpris de trouver Tino ici. Il jeta ses clés sur la table de cuisine et tendit une main à l'homme qui se tenait devant lui. Julia, restée en arrière appréhendait la situation. Elle savait bien qu'Olivier en voulait un peu à Tino d'être parti sans prévenir et de n'avoir donné aucun signe de vie pendant ses dernières années. Elle savait également qu'Olivier lui reprochait son départ et d'avoir lâchement abandonné Marine. Mais ses doutes furent dissipés quand les mains des deux hommes se touchèrent. Olivier secoua la tête et lâcha « C'est complètement ridicule » en le serrant dans ses bras.


« C'est p
as parce qu'on ne s'est pas vus pendant longtemps qu'on doit faire comme si on ne se connaissait pas !
- J'sui
s content que ça se passe comme ça. Vous m'avez manqué vous savez ?
- A nous
aussi tu nous as manq, dit Julia en se collant à Olivier.
- Tu d
ois avoir beaucoup de choses à nous raconter non ? demanda Olivier impatient.
- Oh ou
i, j'ai pas mal d'anecdotes en réserve, dit-il en riant.
- Et bien ça tombe bien, car Marine, Christopher et Léo viennent dîner ce soir à la maison ! »


À ces mots
Tino se sentit défaillir et dut s'agripper à une chaise. Il chercha une réponse, une issue de secours dans les yeux de sa cousine qui paraissait tout aussi paniquée que lui.



Musique:
Wonderwall - Oasis
# Posté le dimanche 04 mars 2007 11:48
Modifié le lundi 24 décembre 2007 06:19