« Retour au blog de sur-les-etoiles

[ 2 ] J e . S u i s . M a l . G a r é e . . .

[ 2 ] J e . S u i s . M a l . G a r é e . . .
.
Marine gara sa voiture en pleine rue et des passants râlèrent parce qu'elle bouchait le passage. Elle sourit aux râleurs et se précipita dans l'entrée de l'immeuble. « De toute façon, personne ne passe dans cette rue en voiture » songea-t-elle. Elle grimpa les marches des escaliers quatre à quatre et se faufila jusqu'à une porte d'entrée. Elle frappa trois coups secs et attendit qu'elle s'ouvre. Elle entendit des bruits venant de l'intérieur et le cliquetis d'une clé dans la serrure. Son regard s'abaissa au niveau du sol et vit un petit garçon souriant lui ouvrir la porte, elle remonta les yeux et regarda la jeune femme qui se tenait derrière lui, tout sourire. Le petit garçon se jeta dans les bras de sa mère, qui l'embrassa.


« Tu m'as man
qué Maman...
-
Toi aussi mon Léo, tu m'as manqué. Tu as été sage aujourd'hui ?
- Oui
très sage... Demande à Tata ! répondit-il en regardant sa tante toujours postée derrière lui.
- Oui, tu as é
té très sage mon c½ur. C'est un vrai ange ton fils, dit-elle ensuite à l'adresse de Marine. »


La jeune m
édecin lui sourit et entra dans l'appartement de Julia en désordre. Léo, le fils de Marine était une vraie tornade. Avec lui, n'importe quel endroit propre et rangé finissait indubitablement en désordre. Quelques jouets traînaient ça et là dans la pièce, ainsi que quelques livres d'images et de coloriage, mais jamais, o n'aurait laissé traîner son doudou préféré en forme de Polochon, ce petit poisson de dessin animé, ayant appartenu à Marine. Elle le lui avait donné dès sa naissance et depuis cinq ans, il ne le quittait plus. Marine regarda Julia et sourit.


« Merci de m
'avoir gardé Léo aujourd'hui encore...
-
Mais ton fils est un ange... malgré le désordre qu'il me met régulièrement ici ! Et puis je sais qu'il y a beaucoup de travail à l'hôpital en ce moment. D'ailleurs Suarez m'a appelé en catastrophe tôt ce matin, pour une urgence... Il ne trouvait pas de psychologue de garde. Mais avant qu'il ait pu finir de dire quoi que ce soit, Olivier m'a arraché le téléphone des mains et lui a raccroché au nez !
- Il n
'a toujours pas le réveil facile on dirait ! dit-elle en souriant et en imaginant son frère brandir ce téléphone et pester contre Suarez.
- Je crois q
ue ça ne changera jamais. En tous cas, tu n'hésites pas à m'emmener Léo tant que tu veux d'accord ? Si ce n'est pas moi qui suis à la maison, Olivier pourra aussi veiller sur lui.
- Oui, merc
i. Mais, il m'a dit qu'il avait trouvé un travail.
- Il est assi
stant metteur en scène sur un plateau oui... Il rentre tard en ce moment mais ne t'inquiète pas pour lui.
- Ce
n'est pas pour lui que je m'inquiète, c'est pour toi !
- Et pour
quoi madame ? demanda Julia incrédule.
- J
'veux pas que tu te retrouves seule... Je sais comment peut être mon frère.
- Je te ra
ssure, tu n'as aucun souci à te faire pour nous, dit-elle en lui adressant un clin d'oeil complice.
- D'ac
cord, je m'incline ! je souhaite que tu aies raison...
- Ma
man... Papa nous attend à la maison ? demanda alors la petite voix de Léo.
- Oui, d'ailleur
s il doit commencer à s'impatienter de nous voir rentrer. Je suis désolée Julia, mais je vais devoir m'en aller, Christopher doit déjà être rentré.
-
A demain... Au boulot ! lui dit-elle d'un regard faussement affligé. »


Marine aida Léo a enfiler son manteau et à ramasser tous ses jouets qui gisaient par terre. Elle embrassa ensuite son amie, puis Léo déposa un gros baiser sur la joue de sa tante. Ils ouvrirent la porte et sortirent de l'appartement. Julia qui était restée sans rien dire depuis un moment, se rendit compte qu'il fallait que son amie sache... Mais Marine avait déjà claqué la porte. Alors Julia se précipita hors de la pièce et appela son amie qui descendait les escaliers.


« Qu'est
ce qu'il se passe ? demanda-t-elle.
-
Tino m'a téléphoné... Il est en ville. J'ai pensé... Enfin j'ai pensé que tu aurais aimé le savoir. »


Marine la regarda interdite et secouée par cette nouvelle. Elle adressa un sourire mi-nerveux, mi-glacé à Julia qui se mordit la lèvre de le lui avoir dit. Elle savait bien qu'elle aurait du se retenir de le lui dire.


«
Merci de m'avoir prévenue. Je... Je suis très mal garée. A demain !
- A... demain.
.. »

Julia entra dans son appartement et ferma la porte doucement. Apparemment, son cousin faisait toujours autant d'effet à Marine

# Posté le jeudi 15 février 2007 13:22

Modifié le mardi 18 décembre 2007 15:42

« Article précédent : [ 1 ] T u . T e . R a p p e l l e s . D e . L '...

Article suivant : [ 3 ] D é c h i r u r e »